Prise en Charge de la Douleur

Public

Personnel soignant, dont infirmier.e.s et aides-soignant.e.s.

Durée

2 jours

Pré-requis

Aucun

Problématique

La prise en charge de la douleur est un droit des malades (Loi du 04 Mars 2002) et a fait l’objet de 3 plans de santé publique (le dernier concerne les années 2006-2010). Elle est également citée dans la Loi de Santé Publique du 09 Août 2004.

Les infirmier.e.s sont souvent confronté.e.s à des patients souffrant de douleurs dont l’origine est multifactorielle : douleurs nociceptives d’origine post chirurgicale, traumatique ou cancéreuse ; douleurs neurogènes dont les douleurs post zostériennes intolérables chez la personne âgée et pouvant même conduire au suicide ; douleurs chroniques souvent mal évaluées, traitées le plus souvent de façon médicamenteuse, et dont la prise en charge doit tenir compte de facteurs émotionnels, psychogènes et environnementaux.

Chez les personnes âgées, la douleur chronique apparait souvent sur des terrains dépressifs. Les patients sont de ce fait difficiles à traiter, voire à gérer. Cela aboutit à des hospitalisations répétées, ou à un placement en maison de retraite non accepté.

Chez les personnes plus jeunes, se sont souvent les accompagnements palliatifs qui confrontent les professionnels à l’incompréhension, parfois à l’impuissance.

Lors de ses soins, l’infirmier.e est par ailleurs potentiellement responsable de douleurs iatrogènes : pansements, injections, prise de sang, nursing,… ; elle se doit donc de connaître tout ce qui peut être mis en œuvre pour la prévention et la prise en charge de ces douleurs (dans son rôle propre et dans son rôle délégué), ce qui suppose le cas échéant de recourir aux moyens pharmacologiques.

Au final, et d’une manière générale, dans la mesure où il/elle prépare, administre et surveille étroitement le traitement médicamenteux de ces patients douloureux, il est indispensable qu’il/elle réactualise régulièrement ses connaissances et adapte ses pratiques aux attentes des patients dans le respect des RBP.

Objectifs généraux

  • Etre en mesure de s’autoévaluer
  • Identifier les axes de formation complémentaire nécessaire à l’amélioration de sa pratique
  • S’engager dans une véritable démarche d’amélioration continue des pratiques professionnelles

Objectifs pédagogiques

  • Repérer dans sa pratique professionnelle les manques de connaissances liés à la prise en charge médicamenteuse d’un patient douloureux
  • Connaître les différentes composantes d’une douleur ainsi que les mécanismes physiologiques nociceptifs et les différents contrôles inhibiteurs de la douleur
  • Savoir évaluer la douleur dans toutes ses composantes
  • Connaître les différents antalgiques et co-antalgiques, leurs indications, posologie, interactions et surveillance selon les niveaux de douleurs
  • Savoir repérer les effets secondaires par des indicateurs (échelles de sédation, indicateurs biologiques, observation clinique)
  • Connaître les alternatives à la prise en charge médicamenteuse de la douleur : méthodes médicales non pharmacologiques, méthodes complémentaires,…
  • Eduquer le patient douloureux en termes de risques liés à l’automédication, de respect des prescriptions, de surveillance des effets secondaires

Compétences visées

  • Connaître les différentes composantes d’une douleur, les mécanismes physiologiques nociceptifs, et les différents contrôles inhibiteurs de la douleur
  • Être capable d’appréhender la douleur en la considérant comme un phénomène individuel subjectif vécu par le patient
  • Savoir mettre en œuvre et formaliser l’évaluation la douleur dans toutes ses composantes
    Savoir prévenir les douleurs liées aux actes de soins
  • Connaître les différents antalgiques et co-antalgiques, leurs indications, posologie, interactions et surveillance selon les niveaux de douleurs
  • Savoir repérer les effets secondaires des antalgiques par des indicateurs cliniques (échelles de sédation, indicateurs biologiques, observation clinique)
  • Mettre en œuvre la traçabilité du suivi du patient douloureux et des évaluations cliniques dans les fiches adaptées d’un dossier dédié
  • Mettre en œuvre une prise en charge coordonnée efficace au sein d’une équipe pluridisciplinaire et transmettre toute modification dans l’état clinique du patient douloureux au prescripteur
  • Connaître les stratégies non médicamenteuses de prise en charge de la douleur : méthodes médicales non pharmacologiques, méthodes dites « alternatives et complémentaires »,…
  • Savoir comment éduquer le patient douloureux en termes de risques liés à l’automédication, de respect des prescriptions, de surveillance des effets secondaires, d’auto-évaluation

Méthodes et outils pédagogiques

Les méthodes mises en oeuvre s’appuient sur les principes de la pédagogie pour adultes et mobilisent les modèles des sciences de l’éducation en écho à la complexité décrite par Morin. En fonction des séquences, sont utilisés les approches déductive et inductive, les modes d’apprentissage béhavioriste et le socio-constructivisme, l’évaluation-contrôle et le questionnement. En savoir plus…

Au regard des objectifs de la séquence, les outils utilisés peuvent être :

  • les échanges interactifs en plénières (tour de table, photolangage, etc…),
  • les diaporamas et projections de documents,
  • les mises en situation et jeux de rôles,
  • les études de documents (articles scientifiques, référentiels de bonne pratique, etc…),
  • les temps de réflexion (brainstorming, ateliers en sous-groupes, etc…),
  • la mobilisation des savoirs au cours de séquences de témoignages, de mise en oeuvre d’exercices, de co-construction de projets, de remplissage de questionnaires (pré-test et post-test en particulier),
  • etc…

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février 16, 2017